L'île d'Yeu

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Claude Mourier vu par André FLAMENT

Il existe encore --- Dieu, merci! --- des peintres qui aiment la couleur et qui, parce que précisément ils l'aiment, l'emploient avec bonheur pour notre plaisir et pour le leur.

Claude Mourier  est de ceux-là. Convaincu qu'un tableau est, avant tout, un ensemble de couleurs harmonieusement assemblées, il en use à la fois ardemment et tempérément, passant avec une sorte de souplesse innée du froid au chaud et de l'ombre à la lumière, haussant d'un ton, pour les besoins de la cause, un jaune ou un rouge ou bien éteignant un violet ou un bleu.

Essentiellement paysagiste mais amoureux tout autant des sites campagnards que des sites urbains, il peint avec la même alacrité et la même tendresse l'étang de Sologne faussement endormi, les ports épinglés de mâts verticaux et les tuiles et les briques et les fenêtres avec ou sans rideaux des petites villes de province.

L'eau, l'arbre, le ciel l'attirent mais non moins que la vie qu'on devine dans les maisons qui bordent les ruelles tortueuses de Bretagne ou de Normandie.

Tout lui est prétexte pour faire d'une branche roussie par l'automne un brandon qui s'allume au soleil du couchant ou d'une descente de gouttière un long cordon d'argent nimbé d'une des ces délicates lumières froides qu'aimait tant Mac Orlan.

Toutes les toiles de Claude MOURIER sont d'abord des tableaux puisque c'est leur raison d'être mais elles sont aussi des sortes de symphonies savamment orchestrées, rigoureusement composées et où pas un instrument ne manque et ne joue son rôle.

Mais c'est que le peintre est aussi musicien, qu'il comprend la musique, qu'il savoure et qu'il en fait souvent l'un de ses thèmes essentiels.

Après tout, comme le disait Baudelaire : " Les couleurs, les parfums et les sons se répondent".

Et Claude MOURIER l'a si bien compris qu'on rencontre dans la moindre de ses toiles non seulement la forme et la couleur d'une futaie ou d'une maison mais aussi l'odeur de l'eau et du bois, la chanson du vent dans les branches et les claquements des vieux volets détachés du mur.

En somme, en nous offrant ses œuvres, Claude MOURIER excite non pas l'un mais tous nos sens.

C'est là chose rare aujourd'hui chez les peintres et c'est pourquoi il faut faire à MOURIER une place de choix, de très grand choix, dans nos esprits et dans nos cœurs.


André FLAMENT,

Président des Peintres Témoins de leur Temps.


BIOGRAPHIE

1930 Claude MOURIER nait à Beaugency, sur les bords de la Loire, ses parents exercent le métier de garagiste.

1935 Claude et ses parents quittent le Val de Loire pour s'installer dans la région parisienne.

1936 Entrée à l'école.

1938 Décès de son père.

1939 Premiers cours de dessin, le soir, dans différentes écoles.

1940 Les événements et les différents déménagements de sa famille perturbent ses études.

1944 Il quitte l'école, mais suit le soir des cours de dessin industriel avec succès. Mais cela ressemble si peu au dessin pur ni, d'ailleurs, à la peinture.

1944-50 Les différentes professions qu'il aborde ne l'intéresse pas. En fait, seules la peinture le passionne, bien qu'elle soit loin d'assurer sa subsistance, et la musique, surtout le piano, qui est son dérivatif préféré.

1955 Mariage à Paris.

1960 Année des premières expositions en province.

1968 Naissance de sa fille Nathalie.

1969 Première exposition aux Etats-Unis, l'Hemisphères Galleries de Hallandale accueille avec succès ses toiles.

1970 Différents voyages au Portugal, en Espagne lui apportent, plus que des idées, une palette plus riche et plus colorée.

1972 Quelques essais de sculpture. Beethoven, Chopin, Berlioz, Liszt.

1972 Les expositions sont plus nombreuses et il est invité au Japon, mais des ennuis de santé l'oblige à annuler son voyage.

1973 Nouveaux voyages cette fois dans le nord de l'Europe, le Danemark, la Suède, si différents à traduire pour un peintre habitué à de chaudes tonalités.

1974 Retour à un motif qu'il affectionne particulièrement, " la Sologne"; cette année il fera de nombreuses toiles sur cette région très changeante d'où il est natif.

1974 Exposition des toiles sur la Sologne, à Beaugency. Reprise des essais de sculpture. La musique restera le sujet principal de ses œuvres.

1975 Autre voyage dans le sud de la France et en Espagne, mais paradoxalement, c'est la Bretagne et la Normandie qui seront ses sujets favoris. Honfleur le fascinera également.

1976 Expositions à Lille, Arras, Le Touquet.


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